J’ai flirtĂ© avec Karine en voiture

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🎙️ Écoutez cette histoire — narrée par Sophie De Villeneuve (Vivienne) · 2.8 Mo

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Résumé de cette Histoire:

Je rentrais souvent chez mes parents dans les CĂ©vennes, hantĂ© par l’odeur du cafĂ© du matin mĂ©langĂ©e Ă  celle des Gauloises sans filtre, un refuge contre la solitude. Angèle m’avait laissĂ© sans nouvelles depuis une semaine, partie dans un coin reculĂ© lĂ -bas, et les week-ends pesaient lourd. J’ai frappĂ© chez les Tolli en Ardèche pour voir Toto, mais c’est Karine qui a ouvert, ses yeux verts pĂ©tillants et son corps sculptural me rappelant nos jeux d’enfants. Son père, Jean, luttait contre un cancer du cĂ´lon, fragile après la chimio, et sa mère criait joyeusement depuis l’intĂ©rieur. Karine m’a reprochĂ© mon absence, furieuse d’avoir larguĂ© Thierry l’infidèle, chopĂ© au lit avec sa meilleure amie. Elle m’a demandĂ© de l’aide pour les trajets mĂ©dicaux, et j’ai acceptĂ©, serrant sa main chaude dans un câlin inattendu. Les rendez-vous s’enchaĂ®naient; j’emmenais monsieur et madame Tolli, croisant Karine souvent. Le flirt a commencĂ© subtilement dans la voiture, rires complices sur nos souvenirs, dĂ©fis taquins. Angèle absente, je me sentais seul, attirĂ© par cette beautĂ© rare, dĂ©chirĂ© entre loyautĂ© et dĂ©sir croissant. Un jour, lors d’un rendez-vous ophtalmo, on s’est embrassĂ©s passionnĂ©ment, ses lèvres comme une dĂ©esse, et je savais qu’il n’y avait plus de retour en arrière.

Voici votre Histoire: Le flirt interdit avec Karine lors des soins

La meilleure chose quand on vit chez ses parents, ce sont les odeurs. Qu’est-ce que je ne donnerais pas pour retrouver celles de mon enfance et de ma jeunesse. L’odeur du café du matin, des Gauloises sans filtre, du lard, des saucisses, des œufs, des croissants et de la sauce aux oignons. Dans ma tête, je peux y retourner, et c’est mon refuge.

Une visite inattendue

Ça faisait une semaine que je n’avais pas de nouvelles d’Angèle. Ce n’était pas inhabituel, vu qu’ils étaient dans le coin le plus reculé des Cévennes. Elle me manquait terriblement. Je faisais de mon mieux pour m’occuper, mais les week-ends étaient les plus durs. J’ai décidé d’aller voir un de mes plus vieux potes. Toto était l’archétype du montagnard. Il pouvait vraiment vivre de la terre pendant des mois. Nos familles étaient proches depuis des années.

Je me suis garé devant chez eux et j’ai frappé à la porte. C’est la sœur de Toto, Karine, qui a ouvert. « Jimi Sly! Où est-ce que t’étais passé? » a crié la mère de Karine depuis l’intérieur. « Très occupé, madame T. », ai-je répondu en criant. Karine a levé les yeux au ciel pendant que je passais devant elle.

C’était une beauté rare. Cheveux bruns, de magnifiques yeux verts, de superbes seins, et un cul parfait. Elle avait un petit ami, Thierry, un vrai loser. Il la trompait sans arrêt sans jamais se faire choper. Soit elle était aveuglément amoureuse, soit elle était conne. « Elle pourrait trouver bien mieux que cet abruti », ai-je pensé.

« Où est Toto? » ai-je demandé. « Lui et Damien bossent en Bretagne », a dit une voix faible. Je me suis retourné: c’était Jean, le père de Karine. Il avait l’air si fragile. On venait de lui diagnostiquer un cancer du côlon à un stade avancé, et il faisait de la chimio. « Comment allez-vous, monsieur Tolli?

» ai-je demandé, me sentant con de poser la question. « J’ai mes jours », a-t-il répondu.

Après deux heures de causette, je me suis levé pour partir quand Karine m’a arrêté. « Viens avec moi », a-t-elle dit en me prenant la main pour m’emmener sur le perron. « Tu m’as à peine adressé deux mots depuis que t’es arrivé », lui ai-je dit. « Ça fait plus de deux ans qu’on te voit plus ici.

Et là, ta petite copine en or est partie à l’Ouest, et toi, tu daignes nous honorer de ta présence? » a répliqué Karine, les bras croisés. « J’étais vraiment occupé, Karine », ai-je répondu sur la défensive. « Tu venais tout le temps avant. Puis tu te mets avec Angèle et plus le temps de parler à personne.

On est plus que des amis, Jimi, on est comme de la famille. Ou du moins, on l’était. » « Ben toi aussi, t’as fait pareil. Au fait, où est “Tord”? » ai-je rétorqué. « J’ai largué ce salaud infidèle! Je l’ai chopé au lit avec ma meilleure amie! » a-t-elle lancé, furieuse. « Oh. Merde, K, je suis désolé.

Tu mérites mieux que “Thierry” n’importe quel jour de la semaine! Tant mieux, qu’il aille se faire foutre. » « Je t’ai pas fait venir pour parler de lui. J’ai besoin d’un service. » « Dis-moi. » « Aide-moi à emmener papa aux traitements. Depuis que mes frères sont partis, je suis la seule à pouvoir conduire maman et papa partout.

Je sèche trop le boulot, je vais me faire virer. Toi, t’as du temps libre maintenant, et je te fais confiance. Comme je disais, t’es de la famille. » « Karine, je ferai tout ce que je peux. J’aime tes parents.

Karine a pris un bloc-notes et un stylo, et on a établi un planning. Entre monsieur et madame Tolli, il y avait pas mal de rendez-vous médicaux. « On va y arriver. On se serre la main? » ai-je lancé pour plaisanter. « Non, on se fait un câlin, Goofy », a-t-elle répondu en me serrant fort.

En conduisant, je repensais à ce qu’avait dit Karine. J’avais vraiment laissé ma vie tourner autour d’Angèle. Le reste de la journée, j’ai rattrapé le temps perdu avec d’anciens amis. Il fallait que je trouve un équilibre entre ma vie amoureuse et la vraie vie.

Le flirt qui s’intensifie

La semaine a été un peu chargée. J’ai emmené monsieur Tolli à quelques rendez-vous et madame Tolli faire les courses. J’appréciais vraiment leur compagnie. J’ai croisé Karine plusieurs fois, et ça a commencé à devenir un peu flirt. Subtilement au début, puis de plus en plus évident.

Angèle ne donnait plus de nouvelles, et je me sentais seul. L’attention d’une autre femme me faisait me sentir spécial. J’avais pas l’intention de tromper Angèle. C’était la femme de ma vie. Mais Karine était une beauté rare, et j’avoue que j’aimais passer du temps avec elle.

La semaine d’après, y a eu un cafouillage dans le planning. Je croyais emmener madame Tolli à son rendez-vous chez l’ophtalmo, mais c’était Karine. « Et si on y allait tous? Comme ça, on pourra déjeuner après », a proposé madame Tolli. J’ai donc conduit les trois jusqu’au rendez-vous.

Karine et moi sommes restés dans la voiture pendant que madame Tolli voyait le docteur. On a commencé à flirter pour de bon. « Tu te souviens quand on était gosses? Je te disais que je t’épouserais un jour. » « Oui! Tu m’énervais avec ça! Tu disais toujours “Voilà ma petite copine” et tu me faisais honte devant mes amis.

» « Il fallait un mec comme moi pour te dompter, ma belle. » Je lui ai fait un clin d’œil. « Haha! Me dompter, toi? Mon pote, j’t’aurais fait appeler ta maman! » a-t-elle répliqué en me rendant mon clin d’œil. « Haha! Grand discours, ma belle. Dommage que tu puisses pas le prouver.

» « Oh, je vais le prouver! Je parie que tu craques avant moi.

Dans le coin, en Ardèche, un défi, même amical, ça peut aller loin. J’étais attiré par Karine, mais est-ce que je pouvais vraiment tromper Angèle? Ça faisait longtemps que j’avais pas fait l’amour, et cette femme avait l’air d’en avoir envie. Ou c’était juste pour s’amuser? J’ai décidé de tester les limites.

« Tes genoux vont trembler avant que je craque. » « Va falloir me le prouver, monsieur Sly. » Elle m’a attiré pour m’embrasser. « Pas de retour en arrière maintenant », ai-je pensé. Une chose est sûre, cette femme embrassait comme une déesse. Ma bite s’est immédiatement dressée. Mon père disait toujours: « Une bite raide n’a pas de conscience!

» Il avait raison! « Bon, on va voir qui craque en premier », a dit Karine.

Ça a duré une heure avant que madame Tolli revienne à la voiture. On s’est recomposés, et on est allés dans un burger pour déjeuner. Plus tard, en arrivant dans leur allée, Karine a eu une idée. « Maman? Ce soir, je vais à une fête chez Lise. Peut-être que je vais enfin trouver “Monsieur Parfait”.

Tu viens, Jimi? » « Euh… ouais. J’ai besoin de m’amuser! Pas la peine de prendre deux voitures. Je vous emmène, et vu que tu vas sûrement dormir sur place, je te récupère après le boulot demain. Pas d’alcool au volant, mademoiselle. » « Super! Je prépare mon sac, je suis prête en un rien de temps!

» s’est exclamée Karine.

Vrai montagnard, j’avais toujours des couvertures, des fusées éclairantes, un sac de couchage et des vêtements de rechange dans mon fourgon. Je savais qu’on irait jamais chez Lise. Quand elle est montée, elle m’a demandé: « T’es prêt à craquer? » « Nan. Et toi? » ai-je répondu, à moitié en espérant la coincer. « Oh non, mon grand! À toi de jouer ou de la fermer! » À ce stade, je crois qu’on en avait plus envie tous les deux!

On a roulé jusqu’à la ville . Je connaissais un motel qui posait pas de questions. Dans les années 80, c’était facile d’avoir une chambre: pas de carte de crédit, juste remplir le papier, payer cash, prendre la clé, basta. Dans les coins des mines de charbon, les gens vivaient encore dans les camps miniers. On connaissait ou pas les gens d’un autre camp. Si on voulait faire un truc discret, on allait deux camps plus loin, ou dans une autre ville.

En arrivant à la chambre 10, j’ai ouvert la porte. « Toujours pas craqué? » « Plutôt mourir! T’as du pain sur la planche, monsieur Sly. » À peine la porte fermée, on s’est jetés l’un sur l’autre. Nos taquineries nous avaient excités. On s’est embrassés avec passion, les mains qui exploraient nos corps.

J’ai rompu le baiser le temps d’enlever mon tee-shirt. Je commençais à défaire mon pantalon quand elle m’a arrêté. « C’est mon boulot, mon grand. » Elle l’a baissé en s’agenouillant. Quand mes 19 cm ont jailli, elle a haleté: « T’es vraiment un “grand”! » en le tenant ferme et en léchant tout autour du gland épais.

J’ai failli me ridiculiser en jouissant quand elle l’a pris en bouche, descendant lentement jusqu’à la base. « Putain, ma fille! » ai-je dit en essayant de pas exploser. Karine a continué son assaut oral. J’imaginais grand-mère à poil, maman à poil, papa à poil! Tout pour pas jouir tout de suite.

Avantage Karine! Je l’ai écartée et j’ai lancé: « À ton tour! » J’ai baissé son pantalon et sa culotte d’un coup. J’ai ignoré ses superbes seins pour aller direct sur sa petite chatte parfaite. J’ai léché sa fente plusieurs fois avant d’attaquer son clito gonflé. « Putain, elle est bonne!

» ai-je pensé en continuant à lécher et sucer. J’ai glissé un doigt: super serrée. Le deuxième a été plus dur que prévu. « Ha! “Thierry” doit avoir une bite de cure-dent! » ai-je ricané intérieurement.

Karine a verrouillé ses jambes autour de ma tête et hurlé: « Oh mon Dieu!!!! Je vais jouir! C’est trop bon, bébé!!!! Je juiiiiiiis!!!! » Elle s’est arquée, plaquant mon visage plus fort. Ma langue était en surchauffe, je faisais tout pour que ce soit son meilleur orgasme. Elle a joui trois ou quatre minutes.

En redescendant, je l’ai embrassée partout jusqu’à son corps, et là, elle avait enlevé son haut et son soutif. Ses seins étaient parfaits, bien fermes. En les caressant, elle m’a relevé le visage pour me regarder. « Personne m’a jamais bouffée avant. Le seul mec avec qui j’ai été, c’est Thierry.

Il pensait qu’à lui. » « Je vais te montrer comment un vrai mec fait l’amour à sa femme.

J’ai aligné ma bite sur sa petite chatte et frotté le gland le long de sa fente. J’ai essayé d’entrer: putain, trop serrée! J’ai été patient, frottant doucement, tentant d’entrer. À la cinquième, ça a cédé un peu. J’ai avancé lentement, centimètre par centimètre. « Mon Dieu!!!! C’est énorme!!!!

J’croyais pas qu’elles venaient si grosses!!!! Oh, remplis-moi avec cette grosse bite, bébé!!!! » haletait-elle. On s’est embrassés passionnément pendant que mes 19 cm s’enfonçaient dans sa chatte étroite et mouillée. Enfin, mes couilles ont touché son cul. « Ça va, bébé? » « Oh mon Dieu oui!!!!

J’ai jamais été aussi remplie! » Elle a passé ses jambes autour de ma taille.

On a vite trouvé un rythme, je commençais à aller et venir. J’étais déterminé à y aller mollo et la faire jouir un max. Elle accompagnait chaque coup de reins. Sa chatte serrait ma bite comme un étau. « Baise-moi, Jimi! Fais-moi tienne! » respirait-elle plus fort. « J’vais te baiser jusqu’à l’os, Karine!

Après ça, t’en voudras plus d’une autre! » Elle s’est mise à me chevaucher plus fort, jambes serrées sur mon cul. Je la pilonnais avec tout ce que j’avais. Impossible de briser cette pouliche. Elle a serré plus fort, yeux révulsés. « Oh mon Dieu!!!! Baise-moi, Jimi!!!! Je jouis!!!!

» Elle m’a attiré pour m’embrasser à fond. C’était comme un séisme! Elle essayait de me désarçonner et de m’aspirer en même temps! Mes couilles se sont contractées, ma bite dure comme l’acier, et on a joui ensemble pendant que je la remplissais. J’avais jamais joui aussi fort! On a chevauché les dernières vagues de notre orgasme partagé, serrés l’un contre l’autre, en s’embrassant passionnément.

C’était magique.

On est restés là, épuisés, dans le bonheur post-coïtal. « Wow! J’ai jamais baisé comme ça! » a soupiré Karine. « Moi non plus, bébé. » On s’est rhabillés et allés au bistrot du coin pour un bon dîner. On a parlé de tout. Elle m’a raconté comment Thierry l’avait trompée avec presque toutes ses amies.

Je lui ai dit comment Angèle m’avait trompé avec son cousin. Incroyable comme c’était facile de lui parler. « Y a un truc qui cloche chez nous? On s’est fait tromper par ceux qui étaient censés nous aimer. » « Au moins, t’as été maligne pour rompre. » « Pourquoi t’es resté avec elle?

» « J’en sais rien… maintenant. » Je lui tenais la main, plongeant dans ses beaux yeux verts.

On a fini le repas et on est retournés à la chambre. On a baisé deux fois de plus cette nuit-là, je jouissais en elle à chaque fois. On s’est endormis dans les bras l’un de l’autre. C’était la que je passais toute la nuit avec une femme. Je me suis réveillé avec elle à califourchon sur ma trique du matin.

Elle s’est empalée lentement. « Ta bite est toujours dure, bébé! J’ai pas pu résister! » en ondulant des hanches. « Mmmmmm, je te pardonne, bébé! C’est trop bon! » J’aurais pu tenir éternellement comme ça. Elle allait se régaler. Elle a accéléré, je l’ai tirée vers moi, agrippé les hanches et commencé à la pilonner furieusement.

Elle a joui en quatre minutes. « Oh mon Dieu, Jimi!!!! J’en ai pas assez, et t’es toujours dur!!!! Je jouis encore!!!! » a-t-elle hurlé.

Enfin, j’ai poussé au fond, balls deep, puis je l’ai soulevée et retournée sur le dos. « T’es à moi maintenant, Karine Tolli! J’vais te baiser jusqu’à ce que tu le dises! » ai-je sifflé entre mes dents serrées. J’ai commencé des va-et-vient longs et profonds, touchant le fond à chaque fois.

J’essayais de lui faire péter un câble. Avec une gaule du matin, je pouvais y aller longtemps, et j’étais déterminé à ce qu’elle s’en souvienne. « Oh Ji… putain… Jimi… Baise-moi!!!!!! Je jouis encore!!!! Je suis à toi, Jimi Sly!!!! Baise-moi, bébé!!!! Je suis toute à toi!!!! » Elle tremblait de partout pendant son orgasme.

J’ai senti le mien monter, poussé au fond de sa chatte ravagée et joui en elle. On est restés connectés, à s’embrasser, épuisés.

« Faut que j’aille au boulot, mais je reviens avant le check-out. À moins que tu veuilles venir? » « Prenons une douche. J’veux pas te lâcher d’une semelle, mon grand! » a-t-elle dit en souriant. On a baisé dans la douche. Première pour moi, et je recommande! Je l’ai plaquée contre le mur en la remplissant d’une autre giclée. J’arrivais pas à me rassasier de cette beauté.

Plus tard, je l’ai ramenée chez elle. « J’ai toujours pas compris qui a appelé le bluff de qui », ai-je dit en arrivant. « Continue à deviner, mon grand! » a-t-elle lancé en m’embrassant pour se dire au revoir.

Ces semaines-là, Karine et moi on s’est rapprochés. Les pensées d’Angèle s’estompaient jour après jour. J’ai lutté avec mes sentiments quelques jours, puis j’ai décidé que je tombais amoureux de Karine. Elle était si différente d’Angèle. Karine me ressemblait. Ancrée dans notre héritage ardéchois.

Elle adorait rouler avec moi sur les vieilles routes de montagne dans mon fourgon. Pique-niques et pêche, c’était fun avec elle. Angèle, c’était une vraie fille à papa. Karine, beauté rare, était plus nature. On baisait à chaque occasion.

Un jour, j’ai décidé de lui dire ce que je ressentais et de rompre avec Angèle dès son retour du Nouveau-Mexique. Le destin en a décidé autrement. Monsieur Tolli a fait une rechute brutale. Toto et son frère sont rentrés de Bretagne en apprenant la nouvelle. Le doc a dit qu’y avait plus rien à faire, c’était une question de jours.

Toto, Karine et moi on a suivi l’ambulance à l’hôpital. Le doc a dit que monsieur Tolli ne passerait pas la nuit. On est restés toute la nuit en veille. Karine a voulu rester avec son père jusqu’au bout, mais il a refusé. Pas par manque d’amour, juste pour pas qu’elle voie sa mort.

Karine est descendue à la voiture en larmes pour se reposer. Toto et moi on a continué la veillée. Monsieur Tolli avait surpris les médecins bien des fois. Il aurait dû crever deux ans avant. Il a tenu la nuit et est mort à l’aube.

« Désolé, frangin », ai-je dit à Toto. « Je m’occupe des obsèques ici. Tu vas prévenir Sissi? » m’a-t-il demandé, retenant ses larmes. « Bien sûr. » Pas question de lui dire que j’étais amoureux d’elle aujourd’hui. Encore une fois, j’attendrais le bon moment. Je suis allé à la voiture et j’ai ouvert la porte.

Elle s’est réveillée direct et est sortie. « Papa? » a-t-elle demandé, devinant déjà. « Il est parti, chérie. » Je l’ai prise dans mes bras. Elle a pleuré sur mon épaule pendant que je la serrais fort. C’était si bien. J’avais envie de la tenir comme ça pour toujours.

Épuisés, on est rentrés chez eux. Ça faisait vingt-quatre heures interminables. En entrant, voilà “Thierry” qui était là. Il s’est jeté sur Karine pour l’enlacer. « Oh bébé, je t’aime! Je suis là pour toi. » Ça m’a fait mal d’entendre sa réponse. « Je t’aime aussi, Thierry. Serre-moi juste. » C’était pas le moment de faire un scandale. Je suis parti discrètement, monté dans mon fourgon et rentré chez moi, me sentant comme si j’avais tout perdu.

Je suis allé à l’enterrement. J’ai chanté l’hymne préféré de monsieur Tolli en voyant “Thierry” et Karine main dans la main dans la foule. En rentrant, j’étais paumé. Angèle rentrait bientôt. Je pouvais plus être avec elle. J’étais tombé amoureux d’une autre, que je pouvais pas avoir. Qu’est-ce que j’allais faire? J’étais l’homme le plus malheureux du monde.

À la maison, dans ma chambre, trois lettres d’Angèle. Je les ai ouvertes une par une. Elle me disait combien je lui manquais et qu’elle m’aimait. Elle racontait qu’elle traînait avec Jason et Alice, qu’ils étaient devenus super proches. Plein de photos débiles des trois ensemble.

Dans la dernière, elle disait qu’au retour, on fixerait la date du mariage! Merde, qu’est-ce que j’allais faire? J’avais encore des sentiments pour elle, mais j’avais passé mon temps à la tromper pendant son absence. Pire, est-ce que je l’aimais pour passer ma vie avec elle?

Il me restait moins d’une semaine avant son retour. Faut que j’aille voir Karine!

Je suis allé chez les Tolli. Madame Tolli m’a fait entrer. Ça faisait cinq jours depuis l’enterrement. « Comment vous tenez, madame T? » ai-je demandé. « Je suis contente que Jean ne souffre plus. Il me manque terriblement, mais il est dans un meilleur endroit. » J’ai regardé autour.

« Où est Karine? » « Elle est partie avec Thierry juste après l’enterrement. » « J’espérais… laisse tomber. » « Tu l’aimes, je sais. Et j’aimerais qu’elle se rende compte et largue cet abruti. Toi et Karine, vous alliez bien ensemble. » « J’imagine que c’était pas meant to be, madame T.

Si vous avez besoin de quoi que ce soit, appelez-moi. J’accours.

En rentrant, je repensais au temps passé avec Karine. Comment ça pouvait être fini? Et Angèle, qu’est-ce que j’allais faire?

Next: Partie 12 – Carrefours et routes de traverse

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Auteur/autrice

  • Sophie De Villeneuve

    Sophie De Villeneuve écrit des histoires érotiques en français depuis 2018. Parisienne d'adoption, elle puise dans les fantasmes du quotidien — voisines, collègues, premières fois — pour créer des récits où chaque personnage est majeur, consentant et bien dans ses envies. Deux nouvelles histoires inédites publiées chaque jour sur HistoiresX.fr.

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